Propos discriminatoires d'un éducateur visant la religion d'une usagère
Propos discriminatoires d'un éducateur visant la religion d'une usagère
Un éducateur du FAM de la Pointe du Lac a utilisé de manière répétée un surnom moqueur visant la religion d'une usagère qu'il accompagnait. Ce surnom, qui détourne le prénom de la personne pour y associer une référence à connotation discriminatoire, a été employé à de multiples reprises, sur une période prolongée. Le détail du jeu de mots n'est pas reproduit ici afin de protéger l'identité de la victime.
Ce que révèlent ces propos
Les propos discriminatoires d'un professionnel envers une personne qu'il accompagne ne sont pas une maladresse. Ce sont des propos visant explicitement la religion d'une usagère, dans le cadre d'une relation d'accompagnement où elle est en situation de vulnérabilité et de dépendance vis-à-vis de l'institution. La personne visée est autiste — elle fait partie du public que l'institution est financée pour accompagner et protéger.
Le témoignage de la victime a été recueilli directement et apparaît crédible au regard du contexte et des autres signalements documentés concernant la structure.
Ces propos s'inscrivent dans un contexte plus large. Sans être généralisés, les propos à caractère discriminatoire ou complotiste ne sont pas rares au sein de la structure. L'institution n'a mis en place aucun dispositif visible de prévention ou de sanction de ces comportements — conformément à l'absence générale de politique de prévention de la maltraitance documentée dans ce dossier.
L'absence de réaction institutionnelle
Ces faits n'ont pas fait l'objet d'un signalement interne par la victime elle-même. Dans une structure où signaler un dysfonctionnement expose à des représailles, et où les usagers les plus vulnérables n'ont pas les moyens de se défendre seuls, l'absence de signalement ne vaut pas absence de faits. Elle vaut démonstration de l'asymétrie de la relation et de l'inefficacité des recours internes.