Non-respect des règles sanitaires
Non-respect des règles sanitaires
Une institution médico-sociale accompagnant des personnes vulnérables a une obligation de vigilance sanitaire bien supérieure à la moyenne. Les comorbidités fréquemment associées à l'autisme — troubles immunitaires, maladies chroniques, fatigue chronique — font de nombreux usagers des personnes particulièrement à risque en cas de contamination. Au SAMSAH de la Pointe du Lac, cette obligation de vigilance n'est pas respectée.
Pendant la pandémie de Covid-19
Durant la période de confinement, un éducateur du service des studios a souhaité faire attendre un usager dans un véhicule en stationnement afin de régler une affaire personnelle, en violation des règles sanitaires mises en place par les pouvoirs publics. Face aux protestations de l'usager, l'éducateur a proposé de payer toute éventuelle amende en cas de contrôle. Il a fallu de fortes protestations pour que l'éducateur abandonne son idée. Ce même éducateur a par ailleurs fait attendre d'autres usagers dans des véhicules en stationnement à d'autres reprises afin de régler des affaires personnelles.
De manière plus générale, le port du masque était loin d'être systématiquement respecté au sein de la structure pendant la période du Covid. Certains usagers devaient régulièrement rappeler à l'ordre des salariés qui ne semblaient pas comprendre que les comorbidités fréquentes chez les personnes autistes faisaient de certaines d'entre elles des personnes particulièrement à risque en cas de contamination.
Ce non-respect n'était pas seulement de la négligence. De nombreux salariés, y compris des responsables de la structure, exprimaient ouvertement des positions anti-vaccins et anti-masques au sein du service. Ces convictions, personnelles à la base, deviennent problématiques lorsqu'elles sont publiquement exprimées dans une institution médico-sociale : des professionnels chargés de faire respecter les règles sanitaires mais personnellement convaincus de leur inutilité ne pouvaient pas les appliquer avec rigueur, et envoyaient aux usagers un message contradictoire et dangereux.
Des manquements qui perdurent
En janvier 2025, le FAM a envoyé un mail aux usagers et au personnel de la structure demandant le respect de certaines normes sanitaires au SAMSAH. Le lendemain même, des intervenants extérieurs présents sur place ne respectaient pas ces normes et ne semblaient même pas en avoir été informés. Personne n'était présent à l'accueil pour les leur rappeler ou les faire appliquer — faute de personnel disponible. Les usagers étaient donc sommés de respecter des règles sanitaires que la structure elle-même n'appliquait pas.
Impact sur les personnes accompagnées
Les manquements aux règles sanitaires dans une structure médico-sociale ne sont pas de simples négligences : ils mettent directement en danger la santé de personnes déjà fragilisées. Lorsque ce sont les usagers eux-mêmes qui doivent rappeler les règles sanitaires aux professionnels censés les accompagner, la relation d'aide est une fois de plus inversée.