Coûts supportés personnellement par le président

Coûts supportés personnellement par le président

Le président de l'Agoratypique exerce ses fonctions à titre bénévole. Il ne perçoit aucune rémunération, aucune indemnité, aucun défraiement. Pourtant, l'obstruction de l'organisme co-gestionnaire l'a contraint à financer de sa poche une partie du fonctionnement du GEM et de la défense des droits de l'association. Ces dépenses personnelles sont la conséquence directe des dysfonctionnements documentés dans ce dossier.

Des dépenses imposées par l'obstruction

Pendant plus d'un an, l'Agoratypique n'a disposé ni de compte bancaire ni de budget accessible. Durant cette période, le président a pris en charge sur ses fonds personnels des dépenses que l'association aurait dû pouvoir couvrir : matériel informatique mis à disposition du GEM, serveurs loués pour héberger les services numériques de l'association, abonnements à des outils de gestion collaborative indispensables au fonctionnement quotidien.

Les autres membres de l'association ont également supporté des coûts personnels — produits d'entretien, boissons, papier toilette — pour assurer le fonctionnement élémentaire du GEM.

Les coûts de la défense des droits

Au-delà du fonctionnement courant, la défense des droits de l'association a longtemps généré des coûts que le président devait supporter personnellement : courriers recommandés avec accusé de réception pour formaliser les alertes, consultations juridiques rendues nécessaires par la gravité de la situation. Depuis l'octroi d'une dotation propre en octobre 2025, l'association peut absorber ces dépenses sur son budget — mais elles n'en restent pas moins la conséquence directe de l'obstruction de l'organisme co-gestionnaire.

Ces dépenses n'existeraient pas si l'organisme co-gestionnaire répondait aux courriers, respectait ses engagements et traitait l'Agoratypique comme un partenaire. C'est parce que chaque avancée doit être arrachée, documentée et formalisée par écrit que le coût de la défense des droits de l'association est aussi élevé.

Les frais de transport

La suppression du forfait Améthyste par le département du Val-de-Marne aggrave la situation. Ce forfait permettait aux personnes en situation de handicap de se déplacer gratuitement en transports en commun. Sa suppression signifie que les frais de déplacement des responsables bénévoles de l'association, dans le cadre de leurs activités de gestion, ne sont plus couverts.

L'Agoratypique a signalé que, compte tenu de la réduction de son budget d'équipement par l'organisme co-gestionnaire, elle ne serait probablement pas en mesure d'indemniser ces frais de transport sur sa dotation propre. Les responsables bénévoles — des personnes autistes en situation de handicap — devraient donc assumer personnellement le coût de leurs déplacements pour gérer un GEM financé par des fonds publics auxquels ils n'ont pas pleinement accès.

Un sacrifice qui n'a rien de normal

Le bénévolat suppose un don de temps, pas un sacrifice financier. Lorsque le président d'une association de personnes handicapées doit puiser dans ses ressources personnelles pour faire fonctionner une structure dotée de dizaines de milliers d'euros de fonds publics, le problème n'est pas le bénévolat — c'est l'institution qui ne fait pas son travail.